Les métiers

Paysan

Nos ancêtres, comme la grande majorité pendant des siècles, vivaient du travail de la terre; ils étaient cultivateurs, vignerons, laboureurs voire simples journaliers ou manouvriers pour les plus démunis. Leur situation était assez précaire et ils gagnaient leur pain en travaillant dans les fermes alentours.

On trouve aussi dans notre ascendance des tisserands, des boutonniers, des instituteurs, un charron, des aubergistes ou des cabaretiers, des horticulteurs, un berger, trois générations de douaniers, des charpentiers, des marins partis pour les Amériques, un capitaine au long cours bordelais, des notaires royaux et des procureurs fiscaux, une mendiante et des domestiques en grand nombre…

De la mendiante au Seigneur

« Tout homme a dans ses ancêtres un roi et un pendu » [La Bruyère].

Nos ancêtres étaient quasiment tous d’origine modeste et en majorité agriculteurs ; tantôt propriétaires d’un lopin de terre qu’ils exploitaient pour la culture traditionnelle ou la vigne tantôt simples manouvriers travaillant à la tache pour le compte d’autrui.

Quelques rares exceptions :

  • Robert Morien, procureur fiscal vers 1650, qui fut le second époux d’une aïeule de Bassevelle dans l’Aisne.
  • Jean Barrère, capitaine au long cours bordelais vers 1830, aïeul de la branche Léonard.
  • Pierre de Wilde, Seigneur du village de Wormhout vers 1650 et aïeul de la branche Coudeville.

A l’inverse, la précarité et la misère étaient monnaie courante ; tel fut le cas pour Marie Anne Le Foll (1808-1872) ; Marie Anne, se retrouva veuve vers 1850, et, de laboureuse à l’origine, elle finit mendiante à son décès. Marie Anne était la grande tante de Marie Joséphine Kerbellec.

Les métiers de nos ancêtres :

Affranchisseur, Agriculteur, Batelier Marin, Berger, Bourgeois, Cabaretière, Cabaretière, Capitaine au long cours, Chapelier, Charpentier en fer, Charretier, Chaudronnier, Cheminot, Chirurgien-dentiste, Commis en douanes, Compagnon Tuilier, Comptable, Concierge, Contremaître, Cordonnier, Couturière, Cuisinier, Cultivateur, Directrice d’école de sage-femmes, Domestique, Ecuiller, Employé Chemin de Fer, Employé de commerce, Employé Maison de Tissu, Entrepreneur de Bâtiment, Facteur de Pianos, Facturière, Fermier, Maréchal Ferrand, Ferreur de charrue, Ferrandier ( ?), Filandière, Garde Particulier, Greffier au bailliage, Horticulteur, Jardinier, Journalier, Laboureur, Laitier, Lingère, Maçon, Maître d’école, Manœuvre au moulin, Manouvrier, Marchand de Bestiaux, Marguillier, Marin, Maître Charpentier, Ménagère, Meunier, Modiste, Notaire Royal, Ouvrier, Quincaillier, Ouvrière d’usine, Piqueur, Plâtrier à La Noue, Préposé des Douanes, Procureur fiscal, Receveur fiscal, Sage Femme, Scieur de long, Violoniste, Seigneur du village de Wormhout, Serviteur, Tailleur d’habits, Tisserand, Tonnelier, Tuilier, Vigneron, Voiturier de Bâtiment.

Quelques définitions des métiers rencontrés:

  • Affranchisseur ou Hongreur : Castreur d’animaux, tenait parfois le rôle d’un vétérinaire.
  • Ecuiller/ Ecuyer de cuisine : Serviteur cuisinier
  • Ecuyer de maison : Maître d’hôtel
  • Facteur de Piano : Fabricant d’instruments de musique (se dit surtout pour les fabricants de pianos et d’orgues).
  • Ferreur : Personne chargée de mettre des plombs sur les marchandises soumises à des droits
  • Facturier ou Tisserand : Ouvrier qui fait des toiles, des étoffes de laine ou de soie. Employé seul, il signifie tisserands en toile. Ceux qui dans les manufactures de lainage travaillent l’étoffe sur le métier avec la navette se nomment aussi Tisseurs et Tissiers.
  • Marguillier ou Marillier : Personne chargé des intérêts matériels de la communauté religieuse du village; Sacristain (personne chargé de l’entretien de l’église) intendant de la paroisse.
  • Piqueur ou Piqueux : celui qui a le soin des chiens et de la meute, la fait chasser.
  • Voiturier : Personne qui assurait le transport de marchandise par voie terrestre (voiturier par terre) ou par voie navigable (voiturier d’eau). Par extension, toute personne conduisant un véhicule et transportant des biens ou des personnes.

Tisserands de père en fils


Ascendants tisserands

Parmi nos ascendants Le Moigne se trouvent des familles de tisserands, notamment dans la branche Le Higuinen, originaire de Duault dans les Côtes d’Armor.

Coutumes, mœurs et costumes bretons ;
Intérieur de Tisserand

La plâtrière de Pisseloup

A Pisseloup en 1934

Papi a vécu dans les années 1920 à deux kilomètres de Pavant, dans le village de

Maison natale de Pisseloup

Pisseloup, où son père Gaston Bréjon travaillait en tant que contremaître de l’usine de plâtre alors fort active.

Le plâtre extrait des carrières était conditionné et amené à l’embarcadère situé à quelques dizaines de mètres de là pour être transporté en péniche sur la Marne, essentiellement vers l’est de la France, la région parisienne étant déjà fournie par d’autres usines.

C’est dans cette maison où vivaient Georgette et Gaston Bréjon, et où leur fils Daniel les retrouva quelques temps que naquit en 1944 leur premier petit-fils Gérard…

Enseigne sur le fronton de la maison:

Fronton de la maison de Pisseloup

« Usine à plâtre fondée en 1880 par Modeste Véron »

La maison existe toujours aujourd’hui mais l’usine a cessé depuis près de 50 ans.

Les carrières situées de l’autre côté de la route en face de la maison sont bouchées mais il reste encore une vieille bâtisse, transformée en grange abandonnée, qui servait à l’époque de réfectoire pour les ouvriers de l’usine.

Ancien réfectoire de l’usine de Pisseloup
Une fabrique de boutons vers 1840

Jusqu’au milieu du XIXème siècle, l’activité de Pavant est concentrée sur l’exploitation de la terre et des vignes. C’est à partir des années 1840 que deux fabriques apparaissent : Isidore Bréjon et Gustave Tourrette font construire tout spécialement pour réaliser des fabriques de boutons.

La fabrique Bréjon s’occupe alors de traiter l’os et la fabrique Tourrette s’occupe de la corne. Il n’est pas encore question de force motrice. Les ouvriers travaillent sur des tours au pied indépendant les uns des autres. Ainsi, un certain nombre de vignerons et de journaliers ont appris ce nouveau métier et installé chez eux le tour où ils découpent dans les plaques les boutons encore grossiers. A la fabrique, on prépare les plaques, on finit le travail, on échantillonne. Cette fabrication reste saisonnière et les premiers « boutonniers » ne le sont qu’accessoirement.

Après la guerre de 1870, cette activité prend une impulsion nouvelle en s’industrialisant. La famille Bréjon fait construire une vaste usine, l’Usine du Bas. Les bâtiments se rangent autour d’une grande cour carrée. Une machine à vapeur est installée, dont l’énorme cheminée de briques se dresse orgueilleusement.

Pavant – La Sortie des Usines

Désormais, les scies, les tours à tracer, à découper et à percer sont regroupés et le travail s’intensifie. A la même période, la famille Tourrette augmente également sa fabrique qui devient un énorme bâtiment. Un peu plus tard, ils construisent une troisième usine.

Cette deuxième moitié de siècle est une période de constructions intenses car de nouveaux logements doivent également être construits pour les ouvriers affluant d’autres villages. Les trois usines subsistent jusqu’en 1901, date à laquelle les 2 premières sont regroupées par un repreneur commun M. Labrousse. Puis, elles ne forment plus qu’une société « Lucas Frères » à partir de 1906 jusque 1952, date de sa fermeture.

Pavant – La Sortie des Usines
Usine LUCAS Frères – les Scieurs et les Machines à percer